Après être repassés deux jours à Djibouti, nous arrivons à Djeddah, en Arabie Saoudite.

Tout comme à Manama et à Dubaï, les profits de l'or noir sont palpables. Mais ce qui frappe d'abord le visiteur, c'est le poids de la religion. Consignes d'arrivée en escale : pas de revue à terre (le moindre programme télé comme on en trouve en France est considéré comme pornographique, je ne parle donc pas du reste...), pas d'alcool, pas de short ou de chaussures ouvertes, pas de porc évidemment. Et en ces temps de tension entre le monde musulman et les USA, il nous est conseillé de bien montrer que nous somme français, et non américains. Bannis les t-shirts à bannière étoilée ou tout autre symbole du genre. Les seules plages qui nous sont autorisées sont les plages privées des hôtels, bien à l'abri des regards. Enfin, lors de la première rotation de bus vers la ville, le délégué de l'ambassade a dû négocier vivement auprès de la police locale pour que l'on puisse prendre... nos appareils photo !!!

La capitainerie du port de Djeddah. C'est dans ce port qu'arrivent les musulmans venus de la mer via l'Egypte pour le pélerinage de la Mecque, à 40km de là.

Une fois en ville, le dépaysement est au moins aussi grand : un grand souk (le paradis des amateurs de chausures), les hommes en short et sandales, les femmes en chador (la seule mode disponible dans les magasins), les boutiques qui baissent le rideau à l'heure de la prière, et tout le monde qui fait sa prière, chez soi ou dans la rue.
Les loisirs sont limités, les virées en ville ne durent donc pas bien longtemps...
Le temps d'apprendre quelques us du pays (pas le droit de conduire pour une femme, pas de visa si il y a un visa israëlien sur son passeport...) et c'est retour au bateau.

Hors de question aussi d'aller à la Mecque, nous qui ne sommes pas musulmans. Même les musulmans du bord n'ont pas eu le droit d'y aller, nos passeports n'ayant pas de visa (notre statut est assez spécial dans ces cas-là)

La vieille ville

Comme dans le Golfe, une conception de l'art urbain un peu déroutante ...

Bon, faut pas oublier non plus que c'est une escale .... C'est la plage privée d'un hôtel. Pour info, nous sommes le 11 septembre (une date connue?), l'eau est à 30°C ...

Après quelques jours de repos (y'a que ça qui reste), nous nous dirigeons donc vers notre dernière escale de la mission. Terre mythique pour moi, Egypte, me voilà !!!!