Mi-juin 2003, départ pour trois mois de mission en Océan Indien. Mais avant même de passer le détroit de Messine, entre la Sicile et l'Italie, il nous faut faire demi-tour : un problème de fuite d'huile sur la ligne d'arbre, il faut réparer en bassin. Faute de place à l'arsenal de Toulon, nous faisons notre escale technique à Marseille. Nouveau départ.

Poste de manoeuvre général. Ah tiens, mais c'est moi en bas à gauche :-)
Ca parait pas comme ça, mais une aussière mouillée, ça pèse !!!
NB : Pour les marins d'eau douce : l'aussière, c'est la "corde" (Ô Dieu des boscos, je m'excuse de ce terme blasphématoire) qui permet l'amarrage du bateau. Oui, c'est le truc mouillé, sale et qui pue que l'on prend à pleines mains, sous les ordres sifflés du bosco (le manoeuvrier qui dirige le ballet des pauvres équipiers suants), pour s'en aller, joyeux, naviguer sur la mer jolie...

Au bassin à Marseille. Notre petite frégate a eu droit à un bassin spacieux et confortable. Mais ce n'est rien par rapport à ce qui l'attendait au pays de l'or noir...

Ouverture des vannes, remplissage du bassin, et nouveau départ.
C'en est terminé de notre belle escale exotique. Car ne venez pas me soutenir que Marseille c'est la France. J'en vois déjà qui me traitent de raciste (la mode de la susceptibilité sans doute). Que nenni !!!  La cité phocéenne est un monde à elle toute seule, pleine de couleurs, de vie, d'accents chantants, de cultures se cotoyant, se mêlant, s'entremêlant et plus si affinités... Imprégné de cette vie, le marseillais devient alors reconnaissable entre mille, par ce mélange de soleil, d'accent, de fierté... et d'exagération !!!

Ô mon bateauuuuuu .....
Portés par la grâce de Neptune nous avons tôt fait de traverser la Grande Bleue. Devant nous se dressent les charmes de l'Orient.