Après cette escale chez nos voisins d'en face, courte halte à Ajaccio, à l'occasion du bicentenaire du sacre de Napoléon 1er. Car pour ceux qui l'ignorent encore, c'est à Ajaccio qu'est né l'empereur. Et son esprit continue de planer sur la ville... Encore une escale de représentation donc, un petit séjour en Corse "aux frais de la princesse" en basse saison (faut pas pousser non plus...) pour se montrer...

Au matin du 2 décembre, nous nous accostons donc au cœur de la ville. Le centre-ville au pied de la coupée, c'est assez rare pour le signaler. Les frégates ont plus l'habitude des ports excentrés... Au moins, on évitera les frais de taxi ou de transport en commun. Pour agrémenter le tout et occuper la journée (les occupations en soirée sont souvent toute trouvées), un festival de BD se déroule à quelques pas du bateau...

Toute la journée du 2 Décembre, les sorties en ville doivent se faire en tenue. On ne commémore pas la mémoire napoléonienne en jean et chemise... Pour ma part, étant de service à bord, je ne peux pas sortir. Ma tenue est toute autre. A se demander si on est en France ou dans un pays hostile...

Ma journée sera donc ponctuée par les visites organisées à bord au profit des curieux de toutes sortes, anciens de la Marine, enfants qui veulent voir des armes en vrai, familles en sortie...
C'est de là que j'entendrai le soir les fanfares de la cérémonie du bicentenaire, qui se sont déroulées juste derrière la mairie. Je n'ai donc pas vu le défilé en costumes d'époque. Un peu frustrant quand même.

Le lendemain, j'irai tout de même faire un petit tour en ville, en touriste moyen, pour flâner dans les rues, visiter la maison natale de Napoléon et acheter quelques charcuteries. M. Bidochon en Corse quoi...

La fameuse citadelle veillant sur le Golfe d'Ajaccio, en fin d'après-midi, en décembre... Trouver une mer si calme et un ciel autant dégagé en Bretagne ou sur la côte atlantique à la même période, c'est pas si facile...

L'incontournable statue de Napoléon, à la croisée des rues d'Ajaccio. C'est dans cette rue qu'a eu lieu la cérémonie de la veille, d'où la gerbe sur la droite.

 

C'est le soir-même que nous avons quitté Ajaccio, de nuit. A peine au large, manoeuvres d'appareillage et rangement du matériel terminé, nous avons pu assister au feu d'artifice qui clôturait les festivités du bicentenaire. Dernier petit événement avant une courte nuit et l'accostage au matin à Toulon...